10 mois en Océanie pour Caro & Manu, chez les Kiwis et les Aussies...
Tout d’abord, nous tenons à nous excuser pour nos présences relativement peu fréquentes ces derniers temps à cette même place, ainsi qu’au peu de photos (qques unes ici de la fin du voyage Australien). Mais c’est pas facile. Pas de prendre des photos, ça ça va toujours. Internet est moins accessible, du coup on passe pas mal de temps à rien faire. Sans Internet, on est complètement perdus, vous comprenez. Alors, avec Alice et Emilie, nos amies franco-belges qui vont nous accompagner jusqu’à la fin du voyage, on observe… Il y a les paysages, bien sûr, des volcans toujours jeunes aux temples Hindouistes colorés, des plages et fonds marins idylliques aux mets délicats… Et puis, il y a la question que vous vous posez toutes et tous : et l’Indonésien dans tout ça ?
Comme vous le savez tous, l’Ecossais est radin, l’Italien est voleur, l’Espagnol feignasse et moustachu, le Portugais poilu, le Belge une fois, le Chinois nombreux, le Mexicain fait la sieste, le Français pue, le Marseillais est grande gueule et le Stéphanois… vert. Et puis ici, il a chaud.
Les stéréotypes, c’est rigolo, surtout quand c’est faux. Et aujourd’hui, au cœur d’une nouvelle journée orago-pluvio-moito-tropicale sur l’île de Lombok, on avait justement envie de rigoler.
Alors, avec nos deux nouvelles amies Franco-Belges, on s’est demandé : et l’Indonésien dans tout ça ? Oui, l’Indonésien, il est quoi ? Fourbe ? Lâche ? Menteur ? Petit ? Mauvais au foot ? Oui, parce qu’il faut savoir qu’un stéréotype est forcément négatif. Et ben même avec toute la liste de stéréotypes à notre disposition, on n’a pas réussi à se mettre d’accord.
Notre souci pour mener à bien cette étude sociologique essentielle au bon déroulement de notre voyage est l’échantillon sur lequel nous pouvons travailler. Oui, nous sommes touristes de court séjour et donc, par définition, nous rencontrons surtout des Indonésiens en contact régulier avec des touristes en court séjour. Et à ce stade de notre voyage ici, nous pouvons affirmer avec assurance que cet Indonésien là est malin. Il sait que le touriste est là pour dépenser son argent et que lui est là pour… l’aider à le dépenser. Dans ces conditions, il est relativement compliqué d’avoir une discussion désintéressée entre deux êtres séparés par un si grand écart de culture et surtout de pouvoir d’achat. Oui, pourtant moi je suis quelqu’un d’accessible, et je ne demande qu’à m’asseoir sur une plage multicolore avec un autochtone et discuter hockey sur glace des heures durant… Non pour ça il me faudrait retrouver Kevin le Québécois, mais c’est une autre histoire… à lire ici ! Pauvre occidental riche, qui voudrait avoir à la fois accès aux richesses naturelles, culturelles et humaines d’un pays en quelques semaines juste parce qu’il a de l’argent… Et qui est surtout un peu frustré de se retrouver touriste lampda après 7 mois d’une autre forme de tourisme.
Promis, la prochaine fois, Caro vous parlera de nature et de culture, avec des photos et tout.