10 mois en Océanie pour Caro & Manu, chez les Kiwis et les Aussies...
Cultures
En ce qui concerne les cultures, nous retrouvons pour les plus importantes le Blé, l’orge, la pommes, le kiwi, le raisin, l’avocat… les régions se sont spécialisées dans les différents cultures. Les sols sont riches, le climat est généralement clément et la production ne rentre pas en compétition avec les pays de l’hémisphère nord puisque les saisons sont inversées. Sauf, sauf, peut être pour …
Le vin
Ah, fallait bien que j’en parle du vignoble et du vin néozélandais. Alors, il est bon ? eh bien, c’est comme en France, y’a du bon, y’a du pas bon ! Je vous ai déjà parlé de notre ami Pernot-Ricard qui fait du vin industriel ; je ne vais pas m’étendre sur ce sujet. Nous avons effectivement dégusté de bons petits vins…
Il
occupe une place de plus en plus importante en Nouvelle Zélande. Sa consommation qui atteignait 8,6 L par personne et par an en 1975 a dès lors grimpée pour atteindre aujourd’hui 20
L.
L’industrie de la vigne ne date que de 25 ans et atteint un peu plus de 0,05% de la production mondiale. La plupart des 7 500 ha de vignes se trouvent sur la côte est qui est plus sèche. L’équipement des caves est moderne (enfin, le plus gros producteur Montana, c'est-à-dire Pernot Ricard, utilise des filtres sur terre, ce qui n’est pas réellement moderne). Les photos à ce sujet, sont dans l’article sur le début de l’île du sud…
A chaque région, sa spécialité. Le cépage le plus connu est certainement le pinot noir en cépage rouge et le chardonnay en blanc. Je vous laisse prendre connaissance de cette carte intéressante qui est plus parlante que mes phrases.
On peut dire que leur point fort est le marketing. Leur point faible ? … leur jeunesse, qui peut cependant être considéré comme une force aussi, car ils sont, pour la plupart, ouverts à la discussion et aux nouveautés. Ils progressent ainsi vite. Ce qui n’est pas forcément le fort de certains français. J’ai pu également rencontrer, je vous rassure, des exploitants très arrogants envers la France en général, mais qui est allé y pompé ses connaissances. Décidément, la bêtise n’a pas d’hémisphère ! Son vin marketé, était… marketé ! Pour en revenir à ce sujet, on a quand même fait avalé à un ami NéoZélandais qu’il avait acheté du vin spécial... un cep = une bouteille. J’ai pas voulu le décevoir, pour une fois je me suis tue. Mais je me suis dis que ça devait être quand même un sacré boulot, pour 30 ou 40 $ la bouteille, ça vaut le coup ! bon, marketing ou pas, il était bon son vin à notre ami Grange !
A noter, que le petit marché au vin, bien branché de Matakana, recèle de petites merveilles bacchuesques… c’est joli, c’est cosy, c’est convivial, surtout après la fin du
marché ! Pour déguster, 2 ou 3 $ , pour un verre 5 ou 6 $ et ensuite vient la bouteille entre 20 et 40$ (divisez par 1,8 pour avoir des euros). Au début j’ai trouvé ça poussé mais au
final, c’est pas si bête. En payant une dégustation, un verre, je ne me sens pas obligée d’acheter. Bon, après, quand
c’est dans des verres en plastique, que la température du vin gèle les doigts (et surtout emprisonne les arômes), et que la charmante vendeuse ne sait pas si les levures sont indigènes ou
rajoutées, … ça m’agace un peu ! Bref, petit marché finalement bien sympa bien qu’un peu bourges. On a bien discuté avec John dont voici le site www.hyperion-wines.co.nz , pour un petit viticole aperçu néozélandais.
Sinon, d’un point de vue sanitaire, pas grand-chose à signaler ; Peu de maladies (oïdium la plus présente), peu d’insectes ravageurs. Ils ont la vie belle les viticulteurs néozélandais ! enherbement sur le rang ou pas, j’ai vu les 2. Les techniques (au champ et au chais) ainsi que le matériel (fils, barriques…) sont souvent… français. Ben, oui, ça fait plaisir !
Par contre, j’ai pu noter une belle différence : Le bouchage se fait à priori pour une majorité de mise en bouteille, avec des capsule à vis.
Les français ont ici la réputation d’être toujours indécis, de réfléchir longtemps avant de prendre une décision ; bon, je ne vais pas critiquer violement cela, car je pense que la réflexion est souvent bonne avant d’agir… mais il ne faut pas exagérer ! Il est nécessaire quelques fois d’accepter le changement…
Nous testons depuis quelques années les différentes techniques de bouchage.
Un petit rappel pour les novices éventuellement intéressés : nous avons 2 types de bouchage a notre disposition : obstruction du goulot par un bouchon ou le vissage d’une capsule.
Le bouchon peut être de différentes qualités et réalisé avec divers matériaux (liège
aggloméré, colmaté, naturel, plastique moulé ou extrudé). Les meilleurs résultats techniques de bouchage sont obtenus avec des lièges naturels ou des plastiques extrudés.
Pour qu’un bouchon soit bon, il ne doit pas altérer les qualités du vin, il doit permettre une étanchéité parfaite (pas de coulure, et de très légers échanges gazeux de « respiration »).
Il m’est arrivé une petite histoire… lors du wwoofing chez Sharon et Colin, amoureux de la France et un vin, j’ai été chargé de ranger la cave à vin. Cela m’a pris un certain temps… et je me suis rendu compte que les bouteille étaient à plus de 90% visées. Pas de bouchon et … pas de coulure. Les vins que j’ai pu dégustés (et y’en a eu quelques uns…) avec eux de 6 ans d’âge, par exemple, n’ont pas présenté de problèmes qualitatif. La seule bouteille dégustée avec un bouchon était bouchonnait, et… venait de France (Veuve Clicot) ; oups, on a pas l’air mal !
J’en conclu que la vis est un bon moyen de bouchage, en déplaise aux conservateurs ! Bien sûr, pas sur tout type de bouteille ; je vous entends de là… mais pour des vins de milieu de gamme, que nous pouvons nous offrir en tant que consommateurs moyens, eh bien c’est parfait ! Je vous entends encore une fois, le liège c’est bien mieux, et le naturel, s’il vous plait ! oui, oui, c’est super le liège naturel produit en Espagne, et je ne sais où (très très peu en France en tous les cas !). Seulement, si on décompose le prix d’une bouteille bouchée en naturel (vin + matières sèches + mise en bouteille), il faut taper haut en prix (les autres matières sèches et le vin allant dans le même sens haut de gamme).
A votre santé ! Et n’oubliez pas : « un verre de vin le matin, et votre cœur ira bien » ! ah, Valabre…
Clin d’œil à tous les amoureux du vin et à Mr Béné, grâce à qui j’ai tant appris. Merci !