10 mois en Océanie pour Caro & Manu, chez les Kiwis et les Aussies...
Après un enchaînement des 3 plus importantes villes Australiennes, ça y est, nous allons retrouver les longs moments où rien ne se passe, où rien ne vit, où rien n’est dit.
Oui, après 5 jours à Sydney, ville la plus peuplée du pays où se concentrent tous les backpackers fêtards, après 3 jours à Canberra, jeune capitale politique, administrative, policée et glacée d’Australie, après enfin Melbourne, rivale de Sydney et jalouse de Canberra, Melbourne donc où nous retrouvons en ce début de semaine les parents de Caro, après ces millions de gens, d’immeubles, de fast foods et de musées d’art moderne, nous allons retrouver ce qui fait tout de même la réputation de l’Australie : le vide et le néant.
On l’avoue, ce n’est pas exactement comme cela que le Département de la promotion touristique du pays dépeint la nature Australienne. Non, pour attirer les touristes, on parle plutôt de « grands espaces », de « vie sauvage » ou encore de « territoires vierges et inexplorés ». C’est une interprétation.
Simplement, en tant qu’enfants de la Vieille Europe, on se rend compte ici que la beauté et le magnétisme d’une nature peuvent parfois laisser indifférents lorsqu’ils ne sont pas accompagnés d’Histoire et d’histoires, celles qui font travailler l’imagination et qui font aimer un paysage, non pas pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il a vu, ce qu’il a vécu, ce qu’il représente. Et mis à part l’histoire géologique et celle du temps, ou encore celle des Aborigènes, souvent ignorée, les gigantesques et plates étendues Australiennes ont peu de choses à raconter, ou alors nous n’arrivons pas à les lire.
Oui, aujourd’hui, Caro et Manu veulent… de la vieille ville, des temples Romains en ruine ou pas, des cathédrales centenaires, des histoires de preux chevaliers et de table ronde, des histoires de douaniers et de contrebandiers qui se poursuivent le long de frontières montagneuses et brumeuses, des histoires d’empires, de leur apogée et de leur décadence, des contes d'elfes et de trolls courant dans les forêts inhabitées…
Alors c’est promis, un jour, quand le pays sera moins flou, on reviendra. Dans 2000 ans d’histoire.
En attendant, on va se raconter des histoires… de famille, au bord d’une route et d’une rivière, sur une petite nappe rouge, avec les parents de Caro et leur ami Christian.
On vous embrasse, et vous, embrassez pour nous l’église du village, la bonne vieille église du XVème siècle.
On a aussi quelques photos que vous pouvez voir ici !