10 mois en Océanie pour Caro & Manu, chez les Kiwis et les Aussies...
Notre séjour à Matakana, chez Rosalind, tire à sa fin, et nous reprenons la route pour aller visiter les côtes et les forêts primitives du Northland.
Avant de partir, quelques mots au sujet de celle qui a été notre hôte ces derniers jours… Rosalind est journaliste, elle écrit des articles sur les belles demeures et les bons plans à découvrir en NZ, et parfois aussi en Australie… Elle travaille depuis chez elle, et en dehors du boulot, elle occupe ses journées à nourrir ses 2 boucs, sa quinzaine de poules, à faire pousser ses légumes et… à chouchouter ses 2 chiens, le tout jeune et tout fou Boris, et Boardie. L’homme avec qui elle partage sa vie, Chris, n’était pas là ces jours ci, il assistait au mariage de sa sœur en Australie, quelques milliers de kilomètres et une vingtaine de degrés plus au nord.
Pendant cette semaine de wwoofing, on a pu profiter du superbe environnement de la maison, au sommet d’une colline qui surplombe Omaha Beach, plage prisée de nombreux Aucklanders qui y ont leur résidence secondaire. On a aussi rencontré Michael, un Kiwi fan des marchés à la française, et dont il a réussi à importer une partie de l’esprit ici à Matakana où, chaque samedi matin, se pressent locaux et touristes d’Auckland, qui viennent s’extasier devant les légumes et fromages produits dans la région, heureux de montrer leurs dernières tenues vestimentaires autour d’une soupe de légumes bio ou d’un sandwich à la saucisse arrosé de jus d’huître. C’était assez étonnant de voir l’organisation assez cadrée de ce marché récent (7-8 ans), qui tranche pas mal avec l’ambiance parfois triviale de nos marchés ardéchois. D’ailleurs ici, le marché est organisé de façon privée, le site n’appartient pas à la commune, comme c’est presque toujours le cas chez nous. Alors on a promis à Michael de lui faire faire un tour des marchés d’Ardèche à sa prochaine visite en France…
Et voici une autre belle rencontre au cours de cette semaine chez Rosalind… Ca s’est passé un matin où on travaillait tous les 2, Manu à retourner la terre pour un futur potager, Caro à planter de nouveaux légumes… Un vent froid nous fouettait le visage, la température était redescendue sous les 10°C et, engoncés sous nos bonnets, on travaillait sans trop parler, en subissant le souffle et le bruit d’Éole.
C’est ce moment qu’a choisi Rosalind pour nous rejoindre. Et là, alors qu’on rêvait en silence d’aller rejoindre la maison pour le repas chaud de midi, elle a eu cette phrase : « pfiouuuuu… il est fatiguant, ce vent de l’Antarctique !!! ». Waouh. Le « vent de l’Antarctique ».
Et là… tout a changé. Retourner la terre pour un potager, c’est une chose. Mais le faire avec un vent venu tout droit des extrêmes méridionales qui nous caresse les joues, c’est… c’est… complètement fou non ? C’est exotique, c’est romantique, c’est unique ! Moi (Manu) je suis prêt à faire n’importe quoi avec un vent de l’Antarctique qui m’accompagne, même à bricoler !
Alors, pendant une bonne demi heure, j’ai retourné la terre argileuse de Matakana en laissant le vent de l’Antarctique me lécher sans résister, en écoutant Caro et Rosalind discuter (en anglais !) de la meilleure façon de faire pousser du coriandre sans me prendre à rêver qu’elles parlent hockey, et j’ai pensé à la quiche qui nous attendait ce midi et à la soupe au pistou du soir. Bref, j’étais plutôt heureux, parce que c’était la première fois qu’on rencontrait le vent de l’Antarctique.
Pour les photos de notre semaine à Matakana, plus une vidéo spéciale poupoules, cliquez sur les liens...